Perte auditive et déclin cognitif le lien que la science révèle

Perte auditive et déclin cognitif : le lien que la science révèle enfin

Ça vous arrive de faire répéter les gens ? Vous êtes épuisé après une conversation à plusieurs ? Pas de panique, on se dit souvent que c’est l’âge ! Mais imaginez que ce petit effort d’écoute a un vrai rôle à jouer pour votre cerveau… Dingue, non ? Et pourtant, l’audition et les capacités cognitives sont drôlement liées !

Dans cet article, on va voir ensemble : pourquoi une baisse d’audition, ce n’est pas juste embêtant pour discuter, mais que ça peut aussi impacter nos fonctions mentales ! Et surtout, on vous dit comment protéger votre cerveau.

Pourquoi votre cerveau fait-il le lien ? Les 3 hypothèses scientifiques

Les études sont claires : mal entendre peut accélérer le déclin intellectuel.

Des experts de la revue The Lancet* ont même pointé du doigt ce souci d’audition comme le premier facteur de risque de démence sur lequel on peut agir. Pourquoi ? Ils pensent que :

  • 1. Le cerveau en mode surmenage :
    Un peu comme un marathonien qui court tout le temps. Quand on entend mal, le cerveau bosse dur pour décoder chaque mot. Du coup, il use ses réserves… celles qui servent pour la mémoire, la concentration, etc. Résultat ? Il est tellement à fond sur l’audition qu’il oublie un peu le reste.
  • 2. Le cerveau se met en veilleuse :
    Si on ne l’utilise pas, il s’endort ! Quand on perd l’audition, c’est comme si on baissait le son de certaines zones du cerveau. Moins stimulé, il travaille moins et ces zones risquent de s’affaiblir. Et ça, c’est mauvais pour nos capacités cognitives.
  • 3. On s’isole, et c’est pas bon :
    Forcément, si c’est compliqué de discuter, on a moins envie de voir du monde. Or, la solitude, c’est un facteur de risque connu pour la démence. Du coup, c’est un peu un cercle infernal : on entend mal, on s’isole, et ça abîme le cerveau.

La bonne nouvelle ? On peut changer les choses !

Contrairement à la génétique, on peut agir sur sa perte auditive. Et ça peut vraiment faire la différence !

La preuve ? L’étude ACHIEVE, sortie dans The Lancet*, a suivi 1000 personnes pendant 3 ans. Résultat : chez les personnes à risque de déclin cognitif, les appareils auditifs ont ralenti ce déclin de presque 50 % ! Presque deux fois moins de déclin en 3 ans, juste en équipant ses oreilles !

Comment un audioprothésiste peut-il vous aider ?

Vous l’avez compris, prendre soin de son audition, c’est bon pour le cerveau. Mais comment faire ?

La solution, c’est de voir un audioprothésiste. Ce n’est pas juste un vendeur d’appareils, c’est un spécialiste qui va :

  • Évaluer votre audition avec précision.
  • Vous proposer une solution adaptée (parce que chaque oreille est différente !).
  • Assurer un suivi régulier pour que votre appareil soit toujours bien réglé et que vous en tiriez le meilleur bénéfice.

Non seulement il va corriger votre audition, mais il va aussi aider votre cerveau à mieux traiter les sons et à protéger vos capacités cognitives. Le plus tôt, le mieux !

Conclusion : On prend soin de ses oreilles !

Pendant des années, on a considéré la perte auditive comme une fatalité ou un simple problème de communication. Aujourd’hui, on sait que c’est important pour la santé, grâce aux études. Alors, on ne laisse pas votre cerveau travailler plus que nécessaire.

S’occuper de son audition, c’est aussi s’occuper de son cerveau. En allant voir un audioprothésiste, on fait un geste important pour continuer à profiter du monde, à se souvenir des choses et à rester autonome le plus longtemps possible. C’est le genre de pari sur l’avenir qui vaut vraiment la peine d’être tenté.

Questions/Réponses

Est-ce que ce lien concerne uniquement les pertes auditives sévères ?

Non, le rapport de The Lancet précise que même une perte auditive légère à modérée est un facteur de risque. C’est pourquoi il est crucial de ne pas attendre pour consulter, même si les difficultés vous semblent minimes.

Les appareils auditifs peuvent-ils inverser le déclin cognitif ?

Non, les appareils auditifs ne peuvent pas inverser un déclin cognitif déjà installé, mais les études montrent qu’ils peuvent le ralentir significativement, notamment chez les personnes à risque. L’objectif est de préserver au maximum les capacités restantes.

Quand devrais-je faire contrôler mon audition ?

On vous conseille de faire un premier bilan auditif dès la quarantaine, puis tous les ans après 50 ans. L’idée est de faire un état des lieux avant que les problèmes n’apparaissent.

*Liens vers les études scientifiques :