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7 causes de fatigue en cas de syndrome du côlon irritable

La fatigue est le troisième symptôme non digestif le plus fréquent chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable (SCI), également appelée syndrome de l’intestin irritable (SII), mais demeure peu connue (source).

De nombreuses personnes se demandent pourquoi ils ressentent un sentiment de faiblesse, un manque total d’énergie ou encore une fatigue chronique.

Si vous êtes dans ce cas, vous êtes au bon endroit pour comprendre au mieux ce phénomène.

Chez Mon parrain santé, nous avons recherché les principales raisons du lien qu’il peut y avoir entre la fatigue et le syndrome du côlon irritable.

Et parce que nous aimons vous aider autant que possible, nous avons également inclus quelques conseils pour y remédier.

1. Le syndrome de fatigue chronique et le SCI

Comme nous avons délibérément choisi de commencer par le cas le plus compliqué, nous lui avons accordé une attention toute particulière.

Il est fréquent que le syndrome du côlon irritable et le syndrome de fatigue chronique coexistent. Chacun présente un ensemble de difficultés, mais combinés, ils peuvent avoir un impact négatif sur votre qualité de vie.

Les recherches indiquent que divers facteurs peuvent contribuer au développement du syndrome du côlon irritable (SCI) et du syndrome de fatigue chronique (SFC).

En examinant les facteurs communs à ces affections – tels que la fatigue, la douleur et, dans de nombreux cas, un dysfonctionnement de l’intestin – les chercheurs ont élaboré plusieurs théories scientifiquement étayées qui expliquent pourquoi ces troubles coexistent souvent : nous y reviendrons, mais parmi celles-ci figurent les maladies du système immunitaire, les infections et une sensibilité accrue à la douleur.

Tout d’abord, il est important de comprendre les symptômes du SCI du SFC :

  • Le SCI est une affection dans laquelle les intestins ne fonctionnent pas correctement, ce qui entraîne une gêne abdominale et un dérèglement des habitudes intestinales, comme la diarrhée ou la constipation. Pour établir un diagnostic, vous devez ressentir des douleurs abdominales au moins trois fois par mois pendant trois mois. Par ailleurs, le SCI ne présente pas de problème anatomique identifiable, comme un cancer ou une colite.
  • Et pour le SFC, malgré les idées reçues, il n’est pas simplement une question de fatigue. Pour commencer, il se caractérise avant tout par une fatigue persistante et inexpliquée qui se prolonge pendant au moins six mois et qui ne peut pas être soulagée par le repos. Comme il n’existe pas de test spécifique pour identifier la maladie, les médecins se basent sur les symptômes pour déterminer son diagnostic. La fatigue chronique se caractérise également par les symptômes suivants : douleurs musculaires semblables à celles d’une grippe, maux de tête, troubles du sommeil, douleurs articulaires, problèmes de mémoire, maux de gorge, ganglions lymphatiques douloureux ou encore des palpitations.

Attention, vous devez consulter votre médecin avant de poser un diagnostic définitif de SCI et de SFC, car tous ces symptômes peuvent également ressembler à ceux d’autres maladies.

Voici une liste des conditions connues qui associent le SCI et le SFC

Quel est donc le lien entre ces deux affections ? Nos recherches indiquent que de nombreux facteurs peuvent jouer un rôle dans leur développement. Voici ce que nous avons découvert :

  • Suite à une infection intestinale : dans certains cas, le syndrome du côlon irritable survient après une gastro-entérite ou une intoxication alimentaire. De la même manière, le syndrome de fatigue chronique peut résulter d’infections bactériennes, virales ou parasitaires. Des études menées en Norvège ont établi un lien entre une infection intestinale causée par un parasite nommé Giardia lamblia, et le développement à la fois du SCI et du SFC.
  • Un système immunitaire hyperactif : les scientifiques supposent que les symptômes du SCI pourraient être causés par une modification des sécrétions ou des habitudes intestinales provoquée par une réponse immunitaire dans l’intestin. Dans le cas du SFC, des problèmes du système immunitaire peuvent conduire à la production de substances inflammatoires, ce qui peut donc provoquer de la fatigue (source).
  • Un microbiote intestinal déséquilibré : une étude publiée en 2017, a mis en lumière que le fait d’avoir des niveaux anormaux de certaines bactéries intestinales pouvait jouer un rôle dans l’apparition de ces deux maladies ou même du SFC seul.
  • Une prédisposition génétique : même si rien n’est encore déterminé, certaines recherches sont en cours pour voir si les variations génétiques augmentent la probabilité qu’une personne développe un syndrome du côlon irritable ou une fatigue chronique.

Malgré toutes ces informations sur ce lien, il est essentiel de comprendre que les scientifiques n’ont pas encore réussi à trouver un unique dénominateur commun. Il est donc nécessaire de poursuivre les recherches.

Explorons à présent les autres causes de la fatigue associée au syndrome du côlon irritable.

2. Une mauvaise alimentation

L’une des choses les plus importantes à changer quand on souffre du syndrome du côlon irritable est votre régime alimentaire.

Mais tous ces changements peuvent entraîner des craintes et des incompréhensions concernant la nourriture.

Ce qui peut par la suite en raison de ces restrictions, entraîner de la fatigue pour diverses raisons :

  • Une sous-alimentation : la malnutrition est la cause d’un manque d’énergie, de fatigue et de brouillard cérébral.
  • Des mauvaises habitudes : en raison de ce nouveau régime alimentaire, ces changements peuvent provoquer une irrégularité dans votre façon de vous restaurer, comme sauter des repas, à l’inverse de faire des excès de grignotage ou encore de manger des repas trop copieux. Par conséquent, votre glycémie sera perturbée, ce qui provoquera des pics et des creux d’énergie.
  • Une restriction excessive et mal gérée : le fait de restreindre certains aliments et groupes d’aliments peut provoquer des carences nutritionnelles, ce qui peut entraîner une baisse de moral, de la fatigue, du brouillard cérébral et de l’épuisement.

Les carences à surveiller, si les symptômes s’aggravent ou perdurent, sont la vitamine B-12, la vitamine D, le fer, les protéines et les glucides.

L’idée est de commencer par tenir un journal pour vous aider à savoir ce que vous allez manger chaque semaine, afin de pouvoir l’améliorer si vous avez des carences dans les principaux groupes alimentaires.

Un nutritionniste qualifié peut vous aider à identifier comment élargir votre alimentation sans déclencher de carences.

3. Le stress et l’anxiété

Il faut savoir que la fatigue ou les symptômes du syndrome du côlon irritable peuvent être liés au stress et à l’anxiété. Il est donc important que vous préserviez une bonne santé mentale.

Cela peut se faire par le biais de diverses pratiques et thérapies. En voici deux exemples :

  • La méditation : votre cerveau ne devrait pas être surchargé de pensées, d’inquiétudes, de listes de choses à faire et d’autres facteurs de stress que vous entretenez. La méditation aide vos hormones, votre concentration, vos niveaux d’énergie et les symptômes du SCI en laissant votre cerveau se reposer.
  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : de nombreux professionnels de santé utilisent cette thérapie pour traiter directement les symptômes du SCI et de la fatigue.

4. Un manque de sommeil

Malheureusement les symptômes du SCI peuvent entraîner des difficultés à avoir un sommeil réparateur, comme vous réveiller plus fréquemment la nuit.

Le problème c’est que lorsque nous sommes très fatigués, nous ressentons davantage les douleurs, nous sommes plus facilement anxieux, nauséeux et affamés. Ce qui peut en plus nous donner envie de consommer de mauvais aliments !

Quelques conseils pour améliorer votre sommeil :

  • Dormez au moins 7 à 9 heures par nuit
  • Essayez de vous endormir et de vous réveiller à des heures régulières, ce qui aura un impact positif sur votre niveau d’énergie, votre équilibre hormonal et votre digestion
  • Réduisez votre stress
  • Faites de l’exercice physique
  • Évitez la lumière bleue (les écrans) deux heures avant de vous coucher
  • Gardez votre chambre aussi sombre que possible

5. L’inactivité

Et oui, faire de l’exercice physique est probablement la dernière chose à laquelle vous pensez lorsque vous êtes fatigué, n’est-ce pas ?

Et pourtant, il a été prouvé que bouger régulièrement vous aide à vous sentir mieux, calme l’anxiété et vous aide à mieux dormir quand on est atteint du SCI.

Pour preuve, une étude publiée dans le journal mondial de la gastro-entérologie a révélé que la pratique d’une activité physique régulière diminue les symptômes du SCI, comme la fatigue, le stress et de surcroît la dépression.

Vous n’avez donc plus d’excuses pour aller faire un peu de sport ! Commencer par pratiquer au moins 30 minutes d’une activité à intensité modérée 5 fois par semaine, puis augmenter petit à petit si vous le souhaitez.

Le vélo, la course à pied, la natation, la marche nordique, le Pilate… vous avez le choix. Le but est de rester actif, pas de forcément pratiquer un sport intense ou de s’inscrire dans un club.

6. Une défaillance thyroïdienne

Les personnes souffrant du syndrome du côlon irritable peuvent être fatiguées en raison du mauvais fonctionnement de la thyroïde.

Il est malheureusement courant que le SCI et l’hypothyroïdie aillent de pair.

Il est intéressant de savoir, pour mieux comprendre la suite, que la glande thyroïde libère des hormones qui contrôlent le métabolisme de nos cellules, et détermine donc la vitesse à laquelle chaque cellule remplit ses fonctions.

Un autre problème qui peut survenir est la possibilité que les symptômes soient mal interprétés avec le SCI.

L’hypothyroïdie peut diminuer la réactivité de votre système digestif, vos cellules ralentissent donc, ce qui peut entraîner une constipation, des nausées et une fatigue extrême.

Dans tous les cas, il faut demander l’avis de votre médecin et il pourra décider de vous faire passer un test sanguin complet.

7. L’anémie

Même si rien ne prouve que le syndrome du côlon irritable cause de l’anémie, environ 50% des patients atteints du SCI souffrent d’une carence en fer par rapport à la population générale qui ne présente pas cette affection.

L’anémie peut également être causée par d’autres maladies, il est donc judicieux que votre médecin soit impliqué pour comprendre au mieux votre état de santé.

Une nouvelle fois un test sanguin peut être conseillé pour valider cette condition.

Attention, ne prenez pas de suppléments de fer sans l’avis de votre médecin !

Si vous constatez une carence, vous pouvez également augmenter votre apport en fer à travers votre alimentation. Par exemple, la viande, les œufs, le poisson et les lentilles contiennent de grandes quantités de cet oligo-élément.

La fatigue en cas de syndrome du côlon irritable : le mot de la fin

Près de la moitié des personnes atteintes du SCI ressentent de la fatigue ou de l’épuisement. Si elle se prolonge, il est essentiel de comprendre son origine.

Après avoir lu notre article, vous pouvez mieux interpréter et repérer ce qui peut donner lieu à cette fatigue. Il faut comprendre que le fait d’être épuisé est aussi la cause des symptômes du SCI (source), notamment :

  • les douleurs abdominales
  • la diarrhée
  • la constipation
  • les ballonnements.

Et d’autres symptômes qui ne sont pas directement liés au SCI peuvent également provoquer de la fatigue :

  • le syndrome de fatigue chronique
  • le régime alimentaire
  • la détresse psychologique
  • les troubles du sommeil
  • l’inactivité
  • une défaillance thyroïdienne
  • l’anémie.

Et pour finir, les facteurs biologiques sont bien présents. La fatigue est plus importante en cas de SCI chez les patients de sexe féminin (source).

Nous espérons avoir éclairci vos interrogations et que vous trouverez une raison à votre fatigue. Prenez soin de vous !

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